Diversité au royaume de la pizza

Une pizza tombant en diagonale

Un tour du monde gastronomique dans un plat

Des classiques et des plus originaux

De l’imagination toujours de l’imagination

Table Des Matières

Et un tour de plus au royaume de la pizza

Mes chers ami bonjour.

Je viens, aujourd’hui, vers vous pour prolonger mon dossier tournant autour de notre chère pizza adorée. Après avoir abordé les sujets traditionnelles de la pâte, de la sauce, de la garniture et de la cuisson, je vous présente, ici, un article concernant les différentes variétés annexes de pizza. Nous allons voir la sfincione avec sa pâte épaisse et moelleuse, la pizza romaine avec sa pâte fine et craquante ou encore la calzone en format fermé comme un chausson. Des recettes plus originales comme la Kobo en cône, la Stromboli roulée comme un sandwich ou encore la Fugazzeta avec sa pâte en haut et en bas. Ainsi, en me suivant, vous ferez, une fois de plus, un magnifique voyage sur les terres délicieuses de la pizza. Vous vous apercevrez qu’il s’agit d’un domaine où la diversité est reine.

Une pizza traditionnelle sur une planche en bois

La diversité des pizzas dans le monde

Romana

La plus répandue de toutes les rivales de la pizza napolitaine nous vient directement de la capitale. Elle est très différente de sa cousine de Campanie notamment par sa pâte. Celle-ci est constituée de farine de blé tendre, d’eau, de levure, de sel et d’huile d’olive. Le pizzaïolo l’étale au rouleau et la cuit environ 20 minutes à +250ºC – +300ºC. En effet, elle nécessite une cuisson lente et longue. Certains utilisent une poêle, une plaque métallique ou une pelle pour cela. Le taux d’hydratation est de 55% maximum afin de pouvoir la conserver plus longtemps. En effet, alors que la napolitaine doit être consommée rapidement, la romaine peut se conserver longtemps. Fine aux bords bas, elle acquiert un caractère croustillant et friable grâce à ces traitements. Ce qui lui donne son surnom de pizza romana scrocchiarella.

Plus rustique que sa cousine mondialisée, elle se prépare avec des garnitures tout aussi variées. Parmi les classiques on retrouve la recette avec tomate, mozzarella, anchois dessalés, basilic, pecorino et poivre. Il est à noter que cette variété de pizza se confectionne en grands formats dont certains mesurent jusqu’à 3 mètres. Elle se sert alors en parts. C’est de là que lui vient son autre surnom de Al Taglio. Ainsi, Rome offre ici sa version de la diversité. Dans cette vidéo, Olivier Poizat de la Pizza Académie vous montre comment réaliser cette variété de pizza.

La diversité de la pizza romaine

Calzone

Deux versions existent pour la signification du nom. Certains le traduisent par chausson. Logique puisqu’il s’agit d’un chausson de pâte à pizza. D’autres y voient la désignation du pantalon. Cela proviendrait des femmes italiennes préparant le panier des maris partant au travail. Originaire de Campanie et des Pouilles; il s’y développa indépendamment et simultanément. On en trouve en Sicile et en Basilicate couramment. Cette région en prépare également en version sucrée. On la fourre avec les garnitures habituelles de la pizza avant de la fermer dans la même pâte. Elle se déguste en antipasto pour un repas festif, en plat principal pour un déjeuner rapide ou en en-cas à l’extérieur. étant un chausson, la calzone nécessite une cuisson prolongée (environ 15 minutes) à basse température (+210°C) afin de cuire tous les éléments. Pour amplifier la dorure, répandez du jaune d’œuf sur la surface avec un pinceau.

Ici, Olivier Poizat de la Pizza Académie nous explique comment réaliser une excellente Calzone autre symbole de la diversité dans la pizza.

Une calzone pour enrichir la diversité de la pizza

Sfincione

Typique de la cuisine de rue sicilienne, la sfincione se distingue d’une pizza napolitaine par l’épaisseur de sa pâte moelleuse ert légèrement sucrée. Semblable à celle d’une focaccia. On la surplombe de sauce tomate dans laquelle se mélangent fromage, anchois, oignons et origan. Elle serait née dans le couvent de San Vito à Palerme où les soeurs obtinrent une association de saveurs qui rend le produit irrésistible. On la cuit 20 minutes à +250°C à l’aide d’une grande plaque métallique qui permet d’accentuer l’aspect moelleux de la recette. Elle est alors servie en grandes parts rectangulaires. On la consomme en entrée mais aussi en en-cas voir en repas complet. Principalement pour la fête de l’Immaculé Conception le 8 décembre. Certains prolongent pendant toute la durée des fêtes de Noel. Son secret réside dans sa double levée à l’origine de sa souplesse.

Avec la chaîne Youtube ataable, apprenez à réaliser ce régal qui apporte une saveur sicilienne à la diversité.

Focaccia Messina

Originellement, cette recette consiste en une focaccia parfumée en surface avec scarole, anchois, tomates concassées et tuma. Au fil de son évolution, elle devient une pizza avec un pain au levain pour base. Elle cuit dans un plat rectangulaire 20 minutes à +180°C. Cela en fait un produit particulier en raison de la faiblesse de sa température de cuisson. La constitution de sa pâte se distingue en intégrant la farine 00 mélangée avec de la semoule de blé dur et du saindoux. à ne pas remplacer par de l’huile d’olive. Le croquant se transformerait en moelleux. Après avoir levé 1h à chaleur ambiante, elle mature 12h minimum au frais. Elle est alors travaillée 1/2h pour la détendre et étalée en casserole huilée. Alors que les anchois doivent être dessalées, le tuma ne doit pas être remplacé pour conserver l’authenticité de la recette. Après cuisson, on l’arrose d’huile d’olive vierge extra.

Sur la chaîne de Valeria Zingale, Francesco Arena nous montre comment réaliser cette recette à la perfection. Une démonstration que la Sicile est, elle-même, une terre de diversité pour la pizza.

A Messine, la diversité de la pizza s'illustre à travers sa focaccia

Panzerotto

Voici un régal provenant du pays de Bari. Ressemblant à une calzone, il est bien plus gras et calorique. Il est frit dans l’huile d’olive, ce qui donne à la pâte une texture entre le beignet et la pizza. La sauce tomate qu’il contient est très parfumée; sa garniture varie (bien que les puristes n’acceptent que la mozzarella). Une fois le chausson formé, il doit bien gonfler dans le bain d’huile. Son nom provient du terme panza qui, en italien, signifie ventre. Il mesure environ 15cm de diamètre et existent en version sucrée. Ils peuvent alors être farcis de confiture , de crème de ricotta ou de gianduia et de compote de marrons de Montella , recouverte de sucre en poudre. La pâte à pizza peut alors être remplacée par de la pâte brisée. Ces variantes édulcorées se consomment particulièrement pour Carnaval.

Voici la démonstration détaillée de cette recette, véritable diversité des Pouilles, de la chaîne Youtube Fatto in Casa da Benedetta.

Des panzerotti dans une assiette pour développer la diversité pizza

Pidoni

À l’origine, à Messine, les vendeurs de rue préparaient ces petites calzone étoffées d’endives frisées, de fromage (du Tuma ou du Primo sale Siciliano) et d’anchois. Il s’agit du condiment traditionnel mais, depuis, la proposition s’est élargie. Certains intègrent bien d’autres ingrédients tels que du jambon ou d’autres légumes. La pâte se confectionne avec une feuille de saindoux, de la farine, de l’eau, du vin blanc et beaucoup beaucoup de poivre mais sans levure. La cuisson se réalise dans une poêle avec une belle quantité d’huile. Les fromages traditionnels peuvent peuvent être remplacés par de la provola ou de la scamorza. Trouvez ici une excellente vidéo sur la chaîne Youtube Francesco Arena – Bakery Chef vous livrant les secrets de cette recette, autre démonstration de la diversité sicilienne.

Un panier de pidoni élargit la diversité de la pizza

Pissalandrea

Originaire de Ligurie, en Italie, la Pissalandrea porte de nombreux autres noms. En effet, pizza all’Andrea, piscialandrea, pizzalandrea, pissadella, sardenaira, macchettusa, pissaladiere ou encore piscarada désignent tous la même recette. Les différences de noms correspondent à des régionalisations incluant quelques adaptations. Comme la sardeneira de San Remo remplaçant anchois par sardine. Elle est dédicacée à l’amiral Andrea Doria, principal architecte de la politique de la République de Gênes. Elle fut créée en 1490. La version niçoise, nommée pissaladière, conserve sa conception originelle. Ses cousines italiennes se sont agrémentées de sauce tomate, d’origan haché et de fromage avec le temps. Ainsi, de nos jours, la garniture se compose d’oignons hachés, de sauce tomate, d’anchois (macchettu), de feuilles de basilic entières, de gousses d’ail entières, d’olives Taggiasca et d’une pincée d’origan. La galette est arrosée d’huile d’olive avant d’être cuite au four 20 minutes à +210°C dans une grande plaque.

Sur sa chaîne Youtube bagni s.antonio, Manuela vous présente une très belle version de cette recette, démontrant que cette variante de pizza est une véritable diversité à elle seule.

Une piscialandrea permet aux anchois d'apporter leur touche à la diversité de la pizza

Pizzolo

Typique de Sicile, cette spécialité consiste en une garniture coincée entre deux couches de pâte à pizza de 20 cm de diamètre légèrement épaisses. Elle est parfumée d’huile, d’origan, de poivre, et de sel et enrichie de fromage. Épinards, aubergines, poivrons, toutes sortes de viandes, du jambon et de la scamorza représentent autant d’ingrédients délicieux qui peuvent la garnir. Certains sont même confectionnés avec une double farce. Elle tire son origine dans les villes de Sortino et de Solarino. Les pauvres y préparaient alors une focaccia avec tout ce qui pouvait être accessible. Certains exilés lui offrirent une belle popularité dans les villes du grand Nord avant de revenir le propager sur l’ensemble de l’île. Il connut un boom dans les années 90. Une version sucrée se garnit de crème de pistache, de crème au chocolat ou de ricotta et de miel.

Ici, voici une belle démonstration de la chaîne Youtube La pizza fatta in casa. Une autre facette de la diversité sicilienne en matière de pizza.

Un pizzolo taillé en parts pour amplifier la diversité de la pizza

Scacciata

Véritable plat de rue, la scacciata consiste en une tourte plate de pâte à pizza. Ce qui lui donna son nom en s’inspirant du verbe schiacciare signifiant écraser. Si elle est le plus couramment fourrée avec des anchois, de la viande de porc, des olives, du brocoli et du caciocavallo, elle peut se décliner en de nombreuses recettes. Cette diversité provient du fait que ce plat provient de la cuisine familiale. Ainsi, chaque famille a sa propre recette. Certains y incorporent des oignons, du jambon, des pommes de terre,… Alors que la scacciata est née sur les tables paysannes, le prince de Paterno s’en fit servir en 1763 pour Noel. Elle devint alors l’emblème des fêtes de fin d’année. À ce jour, les villes de Modica et Ragusa s’en disputent encore la paternité. Deby Cannavò nous offre une jolie démonstration pour apprendre à préparer cette délicieuse spécialité ici.

Des scacciata de différentes garnitures apportent leur originalité à la diversité de la pizza

Stromboli

Voici une pizza bien originale! Elle s’affiche telle un rouleau de pâte farci de manière variée. Fromages, charcuterie, légumes,… Tout ce qui peut être inclus traditionnellement dans une pizza excepté les œufs qui rendent le tout compliqué à rouler. Il n’est pas rare que les professionnels y ajoutent des graines de céréales sur le dessus. Un peu comme le sésame sur les buns à burgers. Très pratique à manger avec les mains, elle convient à la perfection pour un apéritif. Attention parce qu’il est assez bourratif. Cette merveille a été créée en 1950 par Nazzareno Romano dans sa pizzéria en banlieue de Philadelphie. D’autres avancent la date 1954 et le nom Mike Aquino à Spokane. Sur sa chaîne Youtube Cait Straight Up Cooking, cette jeune fille nous enseigne à confectionner cette excellente recette qui illustre, elle aussi, la diversité sicilienne en matière de pizza.

La Stromboli rapproche la diversité de la pizza du sandwich

Al Tegamino

Originaire de la ville de Turin dont elle n’est jamais vraiment sortie, cette pizza est désigné en local par les qualificatifs al tegamino ou al pan. Elle utilise une pâte semblable à celle de la pizza napolitaine qui y est appelée pizza al brick. Celle-ci est étalée dans un moule de 20 à 25cm légèrement enduit d’huile d’olive et recouverte partiellement de sauce tomate. Elle est ensuite laissée à lever une deuxième fois environ 24h. Cela développera le caractère moelleux de cette préparation. Elle possède un aspect plutôt gonflé avec une base bien épaisse. Tout comme une pizza classique, on peut la garnir selon ses envies à condition d’employer de la mozzarella de bufflone pour le gratin. Sa cuisson se poursuit 20 minutes environ à +210°C. La chaîne Youtube Pizzaitalianacademy Channel illustre ici très bien cette préparation.

La pizza al tegamino accroît la diversité

Covaccino

Dans cette spécialité toscane, deux couches de pâtes à pizza de l’épaisseur d’une focaccia renferment des garnitures différentes. Celles-ci contiennent obligatoirement du pecorino toscan qui est plus doux que le romano. Du jambon vient souvent l’accompagner. Pour la cuire, on la passe environ 20 minutes à +200°C. Elle se déguste taillée en part en tranches. Attention! De par sa grande portion de pâte, ce mets est particulièrement bourratif. Au final, nous avons à faire, ici, à un produit ressemblant à un mix entre le sandwich et la pizza. Ces croisements sont souvent vendus en boulangerie dans les rues des villes de la région. Sonia vous expose le procédé de préparation de cette spécialité, élargissant la diversité au royaume de la pizza, sur sa chaîne Youtube La Cassata Celiaca, juste ici.

New-Yorkaise

Gennaro Lombardi arrivé à New-York, venant de Naples, en 1905. Il ouvre alors une épicerie spécialisée dans les produits de son pays. Il y vend des pizzas cuites au feu de bois pour 1 nickel l’unité. Le succès de ce produit le mène à transformer sa boutique en véritable restaurant quelques années plus tard. Partant de là, ce dernier connaîtra une série de transformations qui mèneront à la création de la pizza new-yorkaise. Le produit résultant possède une pâte plus épaisse que la version originelle de la capitale de la Campanie. C’est qu’elle doit supporter une garniture plus chargée. Elle reste, tout de même assez fine pour être pliée. Car elle se consomme souvent dans la rue. Notamment lors de soirée folles. Elle se vend en grandes parts triangulaires sensées caler le client sans une deuxième consommation. Retrouvez, ici, une belle représentation vidéo sur la chaîne de Professeur Pizza.

Chicago

Créée en 1943 dans la Pizzeria Uno de Chicago, elle est également appelée la Deep-Dish pizza en raison du plat profond dans lequel elle cuit. Reconnaissable à sa très épaisse garniture, elle constitue un véritable croisement entre les tartes américaines traditionnelles et les pizzas de la communauté italienne. Notons qu’ici le montage est inversé en plaçant le fromage au fond, la garniture au milieu et la sauce tomate sur le dessus. La croûte peut être épaisse ou fine. Certaines possèdent même une double croûte. En raison de la générosité de son assemblage, elle se consomme avec des couverts. En effet, il est impossible de la manipuler avec les mains sans se salir. Véritable élément distinctif, cette préparation se confectionne avec de la farine de maïs et du beurre, ce qui la rend bien croustillante. Audrey vous détaille sa fabrication ici sur sa chaîne Youtube Chocmiel.

la Chicago exprime la diversité de la pizza dans cette ville américaine

Fugazzeta

C’est à la fin du XIXè siècle qu’un père et son fils, suivant la grande vague d’immigration italienne en Argentine, créent la fugazza à Buenos Aires. Ils s’inspirent de la traditionnelle focaccia pour cela. Cette création possède une pâte plutôt épaisse et une garniture généreuse en oignon et en fromage. De la muzza argentina. Il s’agit d’un produit proche de la mozzarella mais beaucoup plus fin, crémeux et savoureux. Avec le temps, cette préparation a dérivé en fugazzeta en recouvrant le tout d’une deuxième couche de pâte. La tarte s’est alors transformée en tourte nappée d’une deuxième couche de fromage et d’oignons. Elle se cuit toujours plus longtemps qu’une pizza traditionnelle napolitaine. Environ 8 à 10 minutes à +300°C. Cela afin de bien couler le fromage. Ici, Cuk-it! développe le processus pour réaliser cette spécialité apportant la touche argentine à la diversité de la pizza de manière succulente.

La Fugazzeta exprime la diversité de la pizza en Argentine

Lahmacun

Surnommée pizza turque, le lahmacun se présente sous la forme d’une galette ronde et plate garnie de viande hachée, oignon, poivrons et tomate. Elle est parfumée avec du paprika, du piment de Cayenne, du cumin, du sumac et du persil ainsi que d’autres aromates locaux selon les envies. On la cuit dans une poêle bien chaude, à feu vif et à couvert. Sa pâte est confectionnée avec les mêmes ingrédients qu’une pâte à pizza napolitaine. Cette recette est très riche et se suffit à elle seule. En effet, elle contient des féculents, des protéines, des légumes… Pour adoucir la force des épices, elle est parfois servie en compagnie de sauce au yaourt. Certains artisans y mettent des pignons sur le dessus pour accentuer le côté croquant. En dehors de son pays d’origine, elle se consomme en grandes quantités en en Arménie, au Liban, au Kurdistan et en Syrie.

Retrouvez une belle vidéo pour vous détailler le précédé de préparation, ici, sur la chaîne Youtube Chhiwat Hajar. Une véritable touche de diversité orientale au royaume de la pizza.

La Lahmacun exprime la diversité de la pizza en Turquie

Khatchapouri

Ce plat traditionnel géorgien est constitué d’un pain levé et façonné de différentes manières et garni d’une grande quantité de fromage (du soulgouni – un fromage de vache local). Des bouts de pâtes sont roulés de manière à pouvoir les arracher et à les tremper dans le fromage fondu. On ajoute généralement des œufs et d’autres ingrédients au choix. Ces ingrédients peuvent inclure d’autres espèces de fromage, du yaourt, des haricots, des abats,… La sorte la plus classique réside incontestablement dans l’imérouli (originaire de l’Imérétie). Il s’agit de pâte à pain recouverte de beurre fondu et farcie de fromage. En Adjarie, l’adjarouli se présente sous la forme d’un demi-cercle aux bords relevés. Le milieu renferme du fromage et du beurre abondamment. Le tout agrémenté d’un œuf. Une variété remplace la pâte à pain par des pâtes alimentaires. La version industrielle est préparée avec de la pâte feuilletée.

Voici comment procéder expliqué ici, sur la chaîne Youtube Savoureux.tv.

Les Khatchapouri apportent une touche amusante à la diversité de la pizza

Pastrmajlija

Voici une tarte de pâte et de viande d’origine macédonienne. Elle prend généralement une forme ovale avec de la viande en cubes en garniture. On la confectionne avec une pâte traditionnelle à pita et peut être plus ou moins enflée. Elle comprend souvent un œuf et se sert habituellement avec des piments forts marinés. Son nom provient de pastrma, qui se traduit par viande salée et séchée de mouton ou d’agneau. Il s’agit, en fait, d’une charcuterie originaire d’Anatolie et présente dans tous les pays de l’ancien Empire Ottoman. Entre eux, les macédoniens appellent ce plat pastrmajlija, ajoutant un j à son nom officiel. La chaîne Youtube The Euro Cooking Canuk nous présente le procédé de réalisation de cette spécialité ici.

La Pastrmajlija amène une touche amusante à la diversité de la pizza

Man’ouché

Il s’agit d’une spécialité originaire du Levant largement étendue au Moyen-Orient. La pâte y est façonnée plate. Elle est ensuite garnie de viande d’agneau hachée et de fromage. Des légumes variés peuvent accompagner. Le tout est parfumé aux épices zaatar et à l’huile d’olive. Ces épices sont un mélange typique de la région composé de thym, d’origan, de calament des champs, de sarriette, de graines de sésame, de sumac, de marjolaine, de sel et, parfois, de coriandre, d’anis vert et de cumin. Tout ce qu’il faut pour donner une saveur envoûtante très particulière à la préparation. Bien qu’elle soit souvent dégustée au petit-déjeuner, cette pizza orientale peut être servie au déjeuner ou encore au diner. Retrouvez une belle démonstration de la réalisation de cette recette, développant la diversité orientale dans la pizza, sur la chaîne Youtube Institut du monde arabe, juste ici.

Le Man’ouché pour une diversité de pizza au petit-déjeuner

Tlayudas

Voici une spécialité de l’état du Oaxaca au Mexique. De la taille d’une pizza traditionnelle, elle comporte une tortilla de maïs comme socle mais se distingue de ses petites sœurs par son goût et sa texture ferme et croustillante. Elle adopte cette particularité par la petite touche de sel introduite dans la pâte de nixtamal et sa cuisson sur un comal jusqu’à ce qu’elle soit à moitié grillée. Cela lui permet une longue conservation. Malgré sa consistance légèrement cassante, elle conserve de la souplesse et de l’humidité. Elle reste difficile à mâcher pour qui n’est pas familier du produit, toutefois. Pour sa préservation, la tlayuda est maintenue dans une tenate construite avec une feuille de palmier.

Au niveau des garnitures, il existe de multiples possibilités pour satisfaire tous les palais. Certains les garnissent de frijoles, une purée de haricots secs, du quesillo, un fromage local et de la laitue. D’autre préfèrent un mélange de d’avocat, de viande veau tasajo, de chorizo, de cecina, une charcuterie de bœuf et d’une sauce piquante. Dans les vallées centrales, elle se garnit de piment chili, d’oignons grillés et de citron. Certaines personnes les aiment ouvertes à plat mais d’autres les préfèrent fermées en portefeuille, à la manière d’un gros taco. Guacamole et chapulínes peuvent également y trouver une place. Cette recette connait un évènement de célébration annuel à San Antonio de la Cal d’où elle provient. La Feria de la Tlayuda se tient pendant la Guelaguetza, la fête du folklore de Oaxaca.

Ici, la chaîne Authentic Food Quest nous donne le déroulement de la réalisation de ces pizzas à la mexicaine. Et, ici, Minute Cuisine explique la confection de la tortilla qui leur sert de base. Un bel ensemble pour la diversité de la pizza.

La diversité mexicaine de la pizza s'illustre ans les Tlayudas

Bulgogi

Le bulgogi est une méthode de préparation de viande (généralement du bœuf ou du porc). Il s’agit de la faire mariner dans divers éléments (sauce soja, sucre, huile de sésame voir jus de poires coréennes pour le bœuf et pâte de piment (gojujang) et gingembre pour le porc) et de la griller. Il s’agit de l’un des plats les plus célèbres des deux Corées. Depuis un certain nombre d’années, il est devenu courant de l’accompagner de fromage et de légumes variés (champignons, olives, oignons, poivrons, maïs,…). Cette garniture est posée sur une pâte à pizza ronde traditionnelle avec une passata de tomate mélangée à du gochujang (pâte de piment forts). Parmi les légumes, on notera la présence obligatoire du kimchi qui est du chou fermenté dans de la pâte de chili, de la sauce de poisson et de la pâte de crevettes avec des oignons verts et de l’ail.

Rejoignez Donal Skehan qui vous soumet le détail des opérations de la confection sur sa chaîne Youtube, juste ici. Une touche savoureuse de Corée au sein de la diversité de la pizza.

La Corée développe sa diversité de la pizza à travers la Bulgogi

Kono

En 1984, un inventeur eut l’idée de déposer un brevet concernant une pizza sous forme de cône comme une crème glacée. En 2002, Rossano Boscolo, Maître d’Art Culinaire, eut l’idée de reprendre ce brevet et de commercialiser le produit pour la firme Kono. Du matériel spécial est employé pour la découpe et la cuisson afin d’obtenir cette forme parfaite. Le fromage y est incorporé en premier afin que, en fondant, il bouche les trous éventuels dans la pâte. Cette technique permet à ce produit de ne pas se salir avec des gouttes d’huile éventuelles pendant la dégustation. Ainsi, il peut être consommé en nimporte quel lieu à nimporte quel moment. Les cuisiniers préparent cette recette avec tous les ingrédients habituels de la pizza; ce qui permet de ne pas être dépaysé par les saveurs. Ici, un MAX de recettes explique avec vidéo la manière de réaliser ces pizzas étranges.

La Kono aporte de la modernité dans la diversité de la pizza

Tressée

La pizza tressée n’est autre qu’une calzone possédant une présentation plus élégante. Ici, il s’agit de laisser un rectangle couvrant 1/3 de la surface au centre de la pâte et d’y étaler la garniture en veillant à ne pas en dépasser les bords. Par la suite, des bandes pour former les tresses sont découpées tout autour. Elles sont alors façonnées. Les deux extrémités sont également fermées pour une meilleure sécurité. Elle se cuit 20 minutes à +210°C. Un coup de pinceau d’œuf lui offrira une croûte bien dorée. Certaines, plus rares, peuvent prendre des formes différentes. L’extérieur est croustillant, l’intérieur moelleux. La garniture fondante. Ici, une petite vidéo explicative sur la technique à employer offerte par Ma fleur d’oranger. La pizza tressée ou l’élégance dans la diversité de la pizza.

La tressée agrémente la diversité de la pizza par son élégance

Voilà. Je pense avoir fait le tour et vous avoir fait découvrir des produits qui vous auront séduits. Comme vous le voyez, l’imagination a apporté de nombreuses évolutions dans l’univers de la pizza. Et le véhicule est encore en marche. Quelle sera la prochaine? Personnellement, même si je reste plutôt traditionnaliste, je ne peux cacher que toute cette émergence de nouvelles idées excite ma passion. Si vous désirez retrouver mes autres articles sur la pizza, voici les liens pour la pâte, la sauce, la garniture et la cuisson. Bisous à tous. A bientôt.

À Bientôt
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